Lundi 2 juillet 2007
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Les examens sont maintenant terminés, mais on s’apercoit que vous ne savez pas grand chose des études qu’on a menées ici. Voici donc une description du mode de fonctionnement et du contenu des cours qu’on a suivis :
Tout d’abord quelques généralités sur l’université en Nouvelle Zélande. Chaque semestre les étudiants choississent les cours qu’ils veulent suivre (entre 2 et 4). Chaque cours a un certain niveau et attribue des points en vue de l’optention du diplome. Celui-ci correpond à un nombre de points minimum plus quelques cours obligatoires (ex : marketing pour un Bachelor Commerce and Administration).
Ce qui change du système européen, c’est que pour un même diplome, deux étudiants peuvent avoir suivi des cours bien différents, et le temps mis pour acquérir le diplome peut varier du simple au double (suivant l’intensité souhaité par l’élève, 2 ou 4 cours par semestre). Les cours correspondent à environ 3 ‘lectures’ (nos amphis) de 50 minutes par semaines, plus 1 heure de ‘tutorial’. Les tutoriaux, parlons en ! L’équivalent de nos travaux dirigés en France, sauf que les travaux, ici, sont parfois dirigés par des rigolos ! Certains cours de première année représentent environ 1200 élèves, sachant que les tutoriaux se font à 12, ca fait beaucoup de tuteurs... Au final, on retrouve beaucoup d’étudiants qui ont passé la matière en question un an ou deux auparavant, et qui en connaissent autant, voire moins, mais certainement pas plus que nous sur les sujets. Imaginez, amis centralien, les TDs d’ei1 dirigés par des ei2 ou ei3... Vous aurez certainement remarqué que même à 4 matières, les emplois du temps ne sont pas très serrés. Sachez tout de même, avant de critiquer (je vous vois arriver, ‘oui... tout ca... ils ont rien foutu... tout ca, tout ca...’), que le plus gros du travail doit se faire en amont des cours magistraux : préparation essentiellement faite de lectures de documents souvent indispensable à la compréhension du cours, en tout cas pour nous pauvres petits francais.
Voyons maintenant les cours que nous avons suivi. Notez les jolis acronymes.
ECON 130 - une étude du monde de l’économie divisée en deux grandes parties. La première, consacrée à la micro-économie, nous place dans le cadre d’une entreprise ou industrie particulière. Le but est alors d’étudier la concurrence, la demande sur le marché et de finalement répondre à la question : combien faut-il que je produise pour maximiser mon profit. La seconde partie de ce cours prend le point de vue plus large du monde économique à l’échelle d’un pays. Etudes du PNB, du taux de chomage, de l’inflation, de la croissance, de la balance export/import et de leurs liens respectifs. Quels sont les réponses des gouvernements face à aux fluctuations de ces facteurs ? Une matière globalement très interréssante même si on aurait parfois aimé plus de détails.
MARK 101 - une vue d’ensemble du marketing, en commencant par sa définition qui est certainement plus large que ce que vous pensez : en un mot, c’est l’étude de tous les choix faits entre la production et la consommation. Des chaines de distribution à la promotion, en passant par les études de marché, un domaine bien vaste qui ne nous a pas laissé le temps d’entrer dans les détails surement extrémement interréssants. Cependant, on en a vu assez pour comprendre l’importance pour un ingénieur de connaitre ces principes. Suffisant aussi pour nous rendre compte que poursuivre nos études dans le domaine commercial nous conviendrait surement...
FCOM 110 - Sensée être une étude de l’environement commercial néo-zélandais, cette matière est un peu partie dans tous les sens. Divisée en 6 parties (de 2 semaines chacunes) présentées par un professeur différent (dont le fameux Peter November, ce mysterieux barbu qui qd il ne donne pas une lecture, passe son temps sur le Murphy Bridge), elle ne propose certainement pas une cohérence évidente. Entre l’étude de la globalisation et des réussites néo-zélandaises dans le monde, on sera passé par l’étude du fonctionnement du cerveau ( ?!) et d’autres aberrations. Globalement, le quotient ‘ce que j’ai appris’ / ‘le temps et l’argent que ca a couté’ n’est pas exceptionnel...
Jusque là, nous avons suivi les mêmes cours. Voici maintenant ceux que l’on faisait séparément :
COML 203 - (Tony) l’étude de l’environnement légal au sein du monde commercial. Certainement pas la matière qui m’aura fournit les connaissances les plus utiles pour ma future vie d’ingénieur. Il y aura quand même eu les notions de protection des entreprises (brevets, lois sur les pratiques commerciales), de formation de contrat (pour que légalement ils soient valides)... On a principalement étudié les lois néo-zélandaises, ce qui ne présente pas, à long terme, un grand intéret pour moi. Mais cela correspondait à une envie personnelle d’étudier le domaine légal, voilà qui est fait !
Je laisse la parole à Ju pour sa comptabilité...
ACCY 111 – (Ju) une vue globale de comptabilité pour les entreprises. Ce cours était divisé en 2 parties, une avant le « mid-term » et une apres. Durant la première moitié, on a appris pas mal de vocabulaire spécifique à la compta et aussi a préparer les 4 documents obligatoires dont je ne connais pas les noms français : balance sheet, income statement, statement of cash flows et statement of movement in equity, mais aussi comment pirater ces documents pour truquer les résultats (interdit bien sûr !!) ; c’était la comptabilité financière. Apres les vacances, on est parti dans une toute differente voie, la comptabilité de management, ici, plus rien n’était vraiment officiel et il n’y avait plus de problème de légalité. L’interet était d’utiliser des outils spécifique pour répondre aux questions des manageurs sur l’efficacité, la profitabilité et l’utilisation des resources. Un cours qui m’aura beaucoup interessé même si encore un fois, on aurait pu pousser un peu plus loin, surtout en 2eme partie d’année.
Pour conclure, je dirais qu’on a surement trop travaillé compte tenu de ce qu’il fallait pour réussir ces matières. Mais on aura appris plus que nécessaire, cela correspond à notre volonté de rentabiliser cette année loin de chez nous. Mission accomplie, enfin j’espère !